lundi 2 janvier 2017

Mes attentes pour le 1er semestre 2017



Tournons-nous maintenant vers cette nouvelle année tout juste entamée. 
Voici la liste chronologique de mes films les plus attendus du premier semestre 2017. 
Précision: il s'agit des dates de sortie belges.



 La La Land 
(le 25 janvier)


Tout simplement parce que Damien Chazelle, le réalisateur de Whiplash, est aux commandes (ceux qui l'ont vu comprendront).


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 Silence
(le 8 février)



Encore une affaire de grand réalisateur, Martin Scorsese étant un nom qui suffit généralement à faire en sorte que je me rue en salle obscure. L'évangélisation du Japon est en outre un conflit qui attise ma curiosité.



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 A Cure for Life
(le 15 février)



Film glauque en vue ! Cette espèce de Shutter Island en "pire" semble jouir d'une mise en scène bien travaillée et d'un jeu d'acteurs au top. A suivre de près.


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Lion
(le 15 février)




Un bon petit casting pour ce film qui paraît émouvant tout en soulevant quelques questions sur l'adoption et sur la recherche de ses propres racines. Why not?



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Fences
(le 22 février)



On retrouve Denzel Washington des deux côtés de la caméra pour Fences, un film adapté d'une oeuvre ayant remporté le Prix Pulitzer. Dialogues chocs et grosses performances d'acteurs sont visiblement au programme.



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Split
(le 22 février)




Si M. Night Shyamalan était un réalisateur très prometteur à ses débuts (Le Sixième Sens, Incassable,...), il est désormais plus populaire pour s'être malheureusement vautré par la suite avec des films tels que Phénomènes ou encore After Earth
Néanmoins, ce Split nous promet un moment plutôt atypique avec un James McAvoy aux multiples facettes et une intrigue à vous glacer le sang. Peut-être la renaissance de Shyamalan?

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Logan
(le 1er mars)



Et voici ce qui sera la toute dernière apparition de Hugh Jackman sous les traits de Wolverine. On nous annonce un Logan non censuré, très proche de la violence crue du Wolvie des comics originels. 
Pour ne rien gâcher, le trailer nous rappelle étonnamment le chef-d'oeuvre vidéoludique The Last of Us
Sachant que James Mangold est capable de nous livrer de très beaux films (Cop Land, Walk The Line et surtout 3h10 pour Yuma), votre blogueur est presque impatient d'aller dire adieu au mutant griffu.


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Ghost in the Shell
(le 29 mars)




L'adaptation américaine d'un chef-d'oeuvre intemporel de l'animation japonaise ? Je suis d'accord avec vous, il y a de quoi grincer des dents...
Pourtant, on découvre au travers de cette bande-annonce que le cachet visuel de Mamoru Oshii semble respecté et l'ambiance générale donne envie de laisser une chance à Rupert Sanders
On doute beaucoup mais on reste curieux, c'est donc l'un des films attendus de l'année.


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Alien: Covenant
(le 17 mai)



"Mais...Post-générique n'avait-il pas dit qu'il boycotterait les suites?"
Si, en effet, mais il faut tout de même laisser une chance aux suites sur lesquelles le réalisateur d'origine fait son retour. 
Imaginons qu'il surpasse ce qu'il a fait auparavant ! Si ce n'est pas le cas, promis, le blog évitera soigneusement de reparler d'Alien Covenant.


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Dunkerque
(le 19 juillet)



On déborde un peu sur le second semestre puisqu'il y a une bande-annonce (même deux, en vérité) de Dunkerque en ligne. 
Un film de guerre de plus... un trailer pas fou voire répétitif...que peut-on bien trouver d'attirant à ce long métrage?
Sans conteste la présence de Christopher Nolan à la réalisation, et Nolan ne s'est pas encore planté une seule fois, quel que soit le genre abordé.
Par contre, il va falloir parvenir à mieux nous vendre cette oeuvre car le taux d'impatience reste relativement bas au regard de cette timide promo. Espérons en tout cas que Dunkerque soit axé sur la survie plutôt que sur la guerre car passer après Tu Ne Tueras Point de Mel Gibson pourrait faire très mal. 
Comptons sur Nolan pour nous offrir un film unique tel qu'il en a le secret.



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Faute de bandes-annonces officielles ou carrément de dates de sortie définitives, votre blogueur prend semestre après semestre pour vous présenter ses attentes avec suffisamment d'infos et images sous le coude. 
Le second semestre 2017 nous réserve évidemment quelques bons moments de cinéma en perspective tels que La Tour SombreKingsman: The Golden Circle, The God Particle ou encore Coco, le nouveau Pixar mais nous verrons cela avec plus de précision au cours de l'année. 

365 jours que je vous souhaite merveilleux et au cours desquels je vous retrouverai régulièrement avec des critiques filmiques pour ne pas changer les bonnes vieilles habitudes. A bientôt !

dimanche 1 janvier 2017

Mon Flop 5 de 2016

En manque de navets pour agrémenter votre choucroute du nouvel an? Pas de problème, votre blogueur vous en sert la fournée 2016. 

Il est tout beau, tout chaud, voici le Flop 5 de l'année passée, du moins mauvais au plus infect.



5. Alice de l'autre côté du Miroir



La team Burton (^^') remet le couvert et nous invite une nouvelle fois à goûter sa bouillie visuelle indigeste. 
Résultat: même si on change de Chef aux fourneaux, la saveur reste la même. A aucun moment on ne se sent impliqué dans cette intrigue écrite avec les orteils, si bien qu'on aurait limite préféré une histoire sans queue (de chat?) ni tête (de reine!) telle que les écrivait Lewis Carroll...afin de distiller un peu de respect dans une oeuvre traînée dans la boue de long en large. 
En croyant réaliser un bout d'Alice, James Bobin réalise Le Fond vert pour les Nuls qui veulent le rester. Arrêtons là le massacre.



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4. Le Livre de la Jungle


Contrairement au voisin du dessus, ici la maîtrise du fond vert est évidente mais ne suffit pas à pallier le jeu d'acteur à la ramasse du petit Neel Sethi et un script truffé d'incohérences. 
Ajoutons à cela des chansons placées à l'arrache ici et là pour rappeler qu'on adapte le dessin animé et on obtient à nouveau un remake Disney complètement inutile. 
Seule la scène du serpent Kaa est à sauver de ce naufrage.




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3. Sausage Party



"Le film le plus drôle et subversif de l'année !", "le successeur de Toy Story avec des aliments"... que d'alléchants compliments pour Sausage Party à lire dans les médias....
En définitive, votre blogueur n'y a vu que le film le plus vulgaire de l'année, un ramassis de répliques du plus mauvais goût avec en bouquet final une partouze de nourriture pour un résultat global plus ridicule que choquant, qui prête plutôt à regarder sa montre qu'à (sou)rire. Affligeant.



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2. Batman v Superman: l'Aube de la Justice




Ou plutôt Fatman v Supernul, une fan-fiction écrite par un grand gamin qui rêvait de voir ses deux super-héros favoris s'envoyer des parpaings à la figure peu importe le prétexte invoqué pour le faire. 
On se retrouve donc grosso modo avec un Bruce Wayne (au charisme de merlu) très fâché contre Superman parce qu'il est invincible et donc menaçant pour l'humanité (admettons...), et un Clark Kent qui s'en fout royalement mais qui devra bien composer avec un Batman qui lui tourne autour comme une mouche au postérieur d'une vache. 

Le tout avec bien sûr un Lex Luthor campé par un Jesse Eisenberg totalement en roue libre, une Wonder Woman qui tombe comme un long cheveu noir sur ce velouté d'âneries et, enfin, un autre méchant qui débarque en fin de film quand les deux nigauds du début ont enfin fini de jouer à "qui a la plus grosse (musculature)" pour se réconcilier dans l'une des scènes les plus risibles de l'année. Pathétique.



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1. Gods of Egypt





Cet accident industriel est sans doute le navet le plus délectable de 2016. Mais que pourrait-on ajouter à sa bande-annonce déjà suffisamment éloquente? 
Ah si, que la production a couté pas moins de 140 millions de dollars. Mais ne me demandez pas où est passé tout cet argent, la réponse est introuvable à l'écran.

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Pire actrice: Clémence Poesy dans Demain tout commence.

Pire acteur : Samuel L. Jackson dans Miss Peregrine et les Enfants particuliers.

Pire bande originale : Collectif pour SOS Fantômes.

Plus grosse déception : Le Bon Gros Géant, ou quand Steven Spielberg a (temporairement ?) oublié comment créer un film magique du début à la fin.

Pire série TVWestworld. 
Objectivement, il ne s'agit pas de la plus mauvaise série de l'année mais plutôt de celle m'ayant le plus déçu vu la présence de Jonathan Nolan et JJ Abrams aux manettes de ce spectacle pompeux, qui prend 10h pour raconter ce qui aurait largement pu l'être en 120 minutes. Seul Anthony Hopkins relance suffisamment l'intérêt pour aller au bout de la saison 1 grâce à de bonnes répliques et à la fascinante ambiguïté de son personnage, au final le seul qui soit développé avec brio, sans en faire des tonnes.

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A ton tour de me laisser ton Flop 5 ou tout simplement ton pire film de l'année en commentaire! 
Je reviendrai avec ma liste des films que j'attends le plus en cette nouvelle année, que je vous souhaite grandiose et remplie de bons films (tant qu'à faire).

jeudi 29 décembre 2016

Mon Top 5 de 2016

Qui dit fin d'année dit non seulement repas et cadeaux (plus ou moins) bien emballés mais aussi Top 5 cinématographique. 
Commençons sans plus tarder en partant de la 5ème place !







Critique du film dispo en cliquant ici




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Mini-critique dispo en cliquant ici




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3. Ex-aequo : Snowden et Tu Ne Tueras Point



Critique dispo en cliquant ici






Critique (corrigée) dispo en cliquant ici




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2. Captain Fantastic



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1. Kubo et l'Armure Magique




Critique dispo en cliquant ici


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Meilleure actrice: Brie Larson dans Room

Meilleur acteur : Andrew Garfield dans Tu Ne Tueras Point

Meilleure bande originale : Dario Marianelli pour Kubo et l'Armure Magique

Plus belle surprise : Creed, ou comment relancer la saga Rocky avec respect et émotion.

Meilleure série TV: Black Mirror

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A ton tour de me laisser ton Top 5 ou tout simplement ton film de l'année, en commentaire! 
Je reviendrai très bientôt avec mon Flop 5 de 2016.


dimanche 25 décembre 2016

Critique de Tu Ne Tueras Point


"C'était pas ma guerre, colonel."


Pas de bon « film magique de Noël » à signaler en cette fin année, du coup votre blogueur ne pouvait pas laisser passer l’occasion d’ajouter une pierre à l’édifice de son futur top 5 de 2016
J’ai nommé le dernier long-métrage réalisé par Mel Gibson (et non, il ne joue pas dedans, il faut s’y résoudre), Tu Ne Tueras Point.

Derrière cet intitulé sorti des Dix Commandements se cache en vérité un film de guerre époustouflant.
Une « histoire vraie » peu banale qu’est celle de Desmond Doss, un jeune américain qui souhaitait servir son pays durant la Seconde Guerre mondiale sans toucher une arme, obéissant à de profondes convictions catholiques
D’abord pris pour un lâche voire un traître, Desmond sera petit à petit reconnu comme le héros de la bataille d’Okinawa pour ses exploits en tant qu’infirmier militaire. Un statut obtenu contre vents et marées, tant Américaines que Japonaises.

Etonnant d’un bout à l’autre de par son personnage principal aussi atypique qu’attachant, Tu Ne Tueras Point attendra contre toute attente sa deuxième moitié pour nous emmener au front et nous délivrer toute l’horreur du conflit.

Dans son premier acte, nous voguons ainsi entre histoire de famille compliquée (Hugo Weaving est magistral en père bienveillant mais alcoolique et parfois...violent), romance classique et lutte psychologique pour entrer dans une infanterie totalement opposée à la décision irrévocable de Desmond.

Le second acte lâche les chevaux et, aux commandes, Mel Gibson sort tout ce qu’il a dans les tripes pour nous impressionner :

    - Une direction d’acteurs impeccable avec en tête un Andrew Garfield impressionnant, qui ne se contente pas de porter ses camarades blessés sur son dos puisque le poids du film repose essentiellement sur ses propres épaules. Avec de surcroît quelques seconds rôles bien gratinés qui apportent une touche d’humour aussi surprenante que bienvenue aux scènes d’entraînement.

    Une mise en scène viscérale au sens propre puisque la violence guerrière n’avait plus été aussi graphique depuis Il faut sauver le Soldat Ryan, comme pour mieux illustrer ici le contraste entre le pacifisme du héros et cette boucherie d’Okinawa. 
     Sans oublier le sens figuré, puisqu’en prenant parti pour Desmond et son inébranlable foi, le spectateur (croyant ou non) est rapidement happé par le torrent d’émotions que véhicule son incroyable parcours, agrémenté de dialogues efficaces et de quelques flashbacks incisifs. Gorge serrée et ventre noué sont au programme.

    - Mention spéciale à la musique du petit frère d’Harry-Gregson Williams, Rupert, qui sans chambouler les compositions du genre, parvient tout de même à livrer l’un ou l’autre thème épique du plus bel effet.

Mais qu’aurait-on donc à redire sur la dernière œuvre de "Mad Mel" ? 
Disons que dans son jusqu’au-boutisme, le cinéaste appuie peut-être un peu trop fort son message et manque parfois de subtilité, notamment lors de la toute dernière charge héroïque des soldats américains qui semble quasiment hors-sujet dans un film ou l’horreur prévaut dans un second acte brillant. Cet aspect de l’hommage aux soldats paraît totalement superflu.


Néanmoins, après s’être quelque peu fourvoyé en tant qu’acteur récemment et s’être fait oublié derrière la caméra, Mr Gibson revient en très grande forme, coiffé de sa casquette de grand réalisateur pour nous offrir un superbe film au fond anti-guerre, un poignant plaidoyer en faveur de l'âpre combat pour son propre credo, celui qui peut rendre chacun de nous unique et inarrêtable.


Note :  9 /10


Conseillé...
Déconseillé...

    - Aux amateurs d'oeuvres qui ne glorifient pas les USA au front.

    - A ceux qui cherchent à être bluffés par une performance d'acteur.

    - A ceux qui se demandent en quoi un film sur la Seconde Guerre mondiale peut encore surprendre.
      

    - Aux âmes sensibles. Film très violent!





Je vous souhaite à toutes et à tous un Joyeux Noël et vous retrouve prochainement avec mon top/flop 2016 ainsi que mes films les plus attendus de 2017 !